• Jacques-Louis JAUCOURT-LATOUR

     

    Général de brigade dans les carabiniers

    Chevalier de Saint-Louis

    général  JAUCOURT-LATOUR

    Ordre royal et militaire de Saint-Louis

     

    Né le 17 mars 1736 à Aizecourt-le-Haut (Somme)

    Mort le 8 octobre 1807 à Gray (Haute-Saône)

     

    Il entre au service comme carabinier en 1757.

    Il est successivement fourrier en 1762, maréchal-des-logis en 1763, porte-étendard en 1774, quartier-maître trésorier avrc rang de lieutenant à la 1ère brigade de carabiniers en 1779, réformé puis attaché au corps de carabiniers nouvellement composé en 1788 avec rang de capitaine.

    Chevalier de Saint-Louis le 1 novembre 1789.

    Capitaine-quartier maître en 1791, capitaine en pied au 2ème rgt de carabiniers à l'armée de Moselle en 1792, chef d'escadron en 1793, chef de brigade à l'armée du Nord en 1794.

    Nommé général de brigade et employé à l'armée des Alpes le 13 juin 1795.

    Réformé, il est autorisé à prendre sa retraite le 18 mars 1797.

    Après 45 ans d'absence de son pays, sans fortune et sans asile, il déclare aux autorités militaires le 19 messidor an V faire sa résidence à Chambéry.

    Il est mort à Gray (Haute-Saône) le 8 octobre 1807. 

    général  JAUCOURT-LATOUR

    carabiniers

    général  JAUCOURT-LATOUR

     

     


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  • Augustin  TUNCQ

     

    Né le 27 août 1746 à Conteville (Somme)

    Mort le 9 février 1800 à Paris

     

    Fils de Jean Tuncq, tisserand et de Marie-Françoise Trogneux (ou Trongneux).

    Il s'engage comme soldat au régiment de Provence en février 1767, il est nommé sergent le 1 janvier 1768 et déserte le 30 juin 1770.

    Il entre comme cavalier dans la maréchaussée de Guyenne le 8 mars 1773 et en démissionne le 19 octobre suivant et devient archer-garde dans la compagnie du prévôt général des monnaies le 13 mars 1774.

    On le retrouve capitaine de grenadiers dans la garde nationale de Chatou en août 1789, puis capitaine de chasseurs dans la légion des Pyrénées en septembre 1792.

    Il est promu adjudant-général lieutenant-colonel le 16 février 1793, il est envoyé à l'armée des côtes de La Rochelle, il s'empare de St Philibert, de Pont-Charron, de Chantonay; il est vainqueur à Bessay et à Luçon.

    Le 30 juillet, il est attaqué par 15000 Vendéens qu'il repoussa avec seulement 2400 hommes.

    général  TUNCQ Augustin

    Il s'opposa à son général en chef Jean-Antoine Rossignol qu'il accusa d'incompétence, ce dernier voulut le destituer mais la ville de Luçon fut attaquée par les Vendéens et on lui demanda de faire face, il repoussa l'ennemi une fois de plus, cette victoire lui valut d'être nommé général de division.

    Blessé suite à une chute de cheval, il ira se faire soigner à La Rochelle pendant que ses troupes se font écraser à la bataille de Chantonnay le 5 septembre, son second le général Lecomte l'accusa d'être responsable de la défaite en n'ayant pris aucune disposition sur les défenses, de l'avoir laissé sans renseignements et d'être parti avec les cartes et les correspondances. 

    Arrêté le 12 septembre, il est emprisonné à Paris le 31 décembre 1793 et échappa de peu à la guillotine, remis en liberté le 3 septembre 1794, il est réintégré dans son grade le 19 novembre suivant?

    En 1795, il est affecté à l'armée des côtes de Brest et prend le commandement de la 4ème division à Nantes.

    Le général Josnet a fait un rapport au Conseil Militaire pour démasquer sa conduite et le général Hoche le désignait comme "un homme immoral, sans probité et sans talents".

    Il est envoyé à Amiens pour commander la 15ème division, mais il est refusé par les autorités locales.

    Pour ses motifs, il est autorisé à demander sa retraite, mais il est remis en activité comme commandant la seconde division de l'armée Rhin et Moselle le 4 mars 1796 !!!

    général  TUNCQ Augustin

    Il est encore accusé d'avoir abusé de son autorité et commis des actes de violences dans les pays conquis.

    Il est suspendu de ses fonctions le 17 septembre 1796 et arrêté à Phalsbourg le 7 mars 1797, il est acquité par le Conseil de guerre le 8 août !!!

    Il est mort à l'hôpital du Val de Grâce le 9 février 1800 des suites d'une chute de voiture.

     

    * Il avait épousé le 26 novembre 1789 à St Philippe du Roule de Paris, Marie-Françoise-Pélagie Chefdeville (née à Liancourt, Oise). 3 enfants naitront dont Brutus Tuncq qui finira chef de bataillon en 1848.

     


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  • Elie-Marie  PIERRON

     

    Né le 4 septembre 1730 à Amiens ( paroisse Saint Rémi)

    Mort le 30 mai 1800 à Paris

     

    Général de division dans le Génie.

    Général  PIERRON  Elie-Marie

     

    Fils de Pierre-François Pierron, directeur général de la régie au tabac et café de Picardie, et de Margueritte-Pélagie Taillet.

    Il est lieutenant en second au régiment de Vermandois en 1748, puis lieutenant à la suite du régiment de Bourbonnais-infanterie en 1752.

    Il entre à l'école du génie de Mézières en 1753 et en sort ingénieur en 1754.

    Il est employé à l'équipage du Havre en 1756, il sert à Minden en 1759, il se trouve sur le Rhin en 1761-1762.

    Nommé ingénieur en chef en 1774, il gravit les grades de lieutenant-colonel en 1779, de colonel du génie en 1788 et directeur du génie à Sète en 1791.

    Général  PIERRON  Elie-Marie

    Nommé par le Conseil exécutif, général de brigade du génie, inspecteur général des fortifications le 1er janvier 1794.

    Promu général de division le 13 juin 1795.

    Admis à la retraite, il cesse ses fonctions le 21 janvier 1800 après 48 ans de service.

    Il est mort à Paris le 10 prairial an VIII ( 30 mai 1800), chez le citoyen Lachapelle au 676 rue Helvétius.

    Il avait épousé  le 12 février 1771 à Paris, à l'âge de 41 ans, Catherine Françoise Rieu.

    Général  PIERRON  Elie-Marie


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  • Jean-Charles  RENOUARD

    Seigneur de La Chaussée

     

    Né le 14 juillet 1727 à Amiens (paroisse Saint Michel)

    Mort le 31 mai 1807 à Amiens

     

    Général de gendarmerie

    Chevalier de Saint Louis

     

    Fils d'un conseiller du roi, président trésorier de France au bureau des finances d'Amiens et seigneur de La Chaussée.

    En 1746, il est garde du corps du roi dans la compagnie de Beauvau.

    Il obtient un brevet de capitaine d'invalides en 1768.

    Lieutenant de  maréchaussée à Amiens en 1772, puis prévôt général de la maréchaussée en Picardie en 1778, il obtient le rang de lieutenant-colonel le 5 janvier 1779, puis le grade de colonel de la gendarmerie nationale le 18 mai 1791.

    Général  RENOUARD  Jean-Charles

    Nommé maréchal de camp  le 15 juillet 1792.

    Il est mis en retraite le 1 août 1792 avec le grade de général de gendarmerie.

    Il est mort à Amiens le 31 mai 1807 à son domicile rue du loup.

    En 1768, il avait épousé  en l'église St Rémi d'Amiens Marie-Madeleine Leseigne, fille d'un bourgeois d'Amiens.

    Général  RENOUARD  Jean-Charles


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  • Jean-François COAYLLET

     

    Né le 18 mai 1748 à Abbeville (Somme)

    Mort le 26 juin 1806 à Blendecques (Pas-de-Calais) 

     

    Général de brigade d'infanterie

    Général COAYLLET  Jean-François

     

    Né " plébéien et sans fortune ", fils de François Coayllet et de N...Belanger.

    Le 6 juin 1766, il est enrôlé comme soldat au régiment de Piémont-infanterie.

    En 1769, il passe au corps des grenadiers de France , licencié en 1771.

    Il devient garde dans la compagnie de la connétablie, maréchaussée, camps et armées du Roi en 1773.

    Promu major dans un corps de canonniers sédentaires de la ville de Saint-Omer en 1779, il entre ensuite dans la garde nationale de cette ville en août 1789 et y devient successivement capitaine-major, capitaine de grenadiers puis chef de la légion.

    En 1792, il est mis en réquisition pour servir à la tête de 400 gardes nationaux de St-Omer à

    l'armée de Belgique.

    Général COAYLLET  Jean-François

    Il est envoyé en mission par les représentants du peuple pour les revues dans les garnisons de Béthune, Saint-Venant, Aire-sur-la-Lys, Saint-Omer.

    Le 17 septembre 1793, il est nommé adjudant général chef de bataillon affecté à l'armée du Nord, puis employé dans la 16ème division militaire.

    Nommé général de brigade le 22 septembre 1793.

    Il est suspendu de ses fonctions par le représentant Duquesnoy le 15 février 1794, relevé de sa suspension il est autorisé à prendre sa retraite le 23 mars 1795 et admis au traitement de réforme le 30 juin 1800.

    Le 6 floréal an VII, il déclare demeurer à Blendecques, près de Saint-Omer, où il décède le 26 juin 1806.   


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  • Joachim-Joseph LEVASSEUR de NEUILLY

     

    Né le 17 mars 1743 à Maisnières (Somme)

    Mort le 6 avril 1808 à Banat (Roumanie)

     

    Maréchal de camp (général de brigade) -Cavalerie

    Généralmajor dans l'armée autrichienne

    Général  LEVASSEUR de NEUILLY

     

    Aide de camp du duc de Chevreuse en 1758

    Gendarme de la Garde en 1760

    Sous-lieutenant au régiment Colonel des dragons en 1765

    Capitaine commandant en la compagnie du mestre de camp en 1771

    Aide-major en 1772 de ce rgt devenu plus tard le 10ème dragons.

    Capitaine en 1776 et major en 1779.

    Lieutenant-colonel en avril 1788, puis colonel du 5ème de cavalerie en 1791 et colonel du

    10ème dragons en février 1792.

    Général  LEVASSEUR de NEUILLY

    Il est affecté à la division Dillon en septembre 1792 et nommé maréchal de camp .

    Employé à l'armée des Ardennes.

    Le 28 mars 1793, il est nommé par Dumouriez , commandant de la place Condé sur-Escaut pour pouvoir lui assurer cette place à livrer aux Autrichiens, il échoue et passe à l'ennemi avec Dumouriez le 5 avril 1793. 

    Il combattra avec les Autrichiens contre la France.


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  • Louis-Anne  DE LA FONS

     

    DE LA FONS  Louis-Anne

    http://www.bernes-80.fr. ( Thierry Tricot)

     

    Né le 3 octobre 1757 au château de Bernes (près de Péronne)

    Mort le 25 août 1848 à Etinehem

     

    Colonel de gendarmerie

    Maréchal de camp (général de brigade) lors de sa retraite

    Officier de la Légion d'honneur

    Chevalier de Saint-Louis

    DE LA FONS  Louis-Anne

    Ordre militaire et royal de Saint-Louis

     

     

    Elève à l'école royale de La Flèche en 1766, il passa le 29 septembre 1771 à l'école de Paris et fut placé comme cadet-gentilhomme dans le régiment Royal-Comtois le 6 juin 1776.

    Sous-lieutenant le 1 septembre suivant, il fit la guerre d'indépendance américaine au côté de Lafayette de 1780 à 1783, il se trouva à la défense  de l'île de St Vincent d'où les Anglais furent repoussés ainsi qu'au siège et à la prise des îles Tobago, Saint-Eustache et Saint Christophe.

    Pendant la campagne de 1781, il faisait partie d'un détachement de 300 chasseurs qui surprit l'île de Sainte Eustache défendue par 1500 hommes de troupes anglaises.

    Nommé lieutenant en second le 10 décembre 1784 et promu à la première classe le 6 août 1786.

    Il fut compris comme capitaine dans l'organisation de la gendarmerie nationale de la Somme le 15 juin 1791.

    Il devint chef d'escadron de la 1ère division organisée en guerre à Lunéville et se rendit à l'armée de Rhin et Moselle.

    Il se trouva aux combats de Pelinger et de Trèves dans la journée du 21 thermidor an II, il chargea et culbuta la cavalerie autrichienne jusqu'aux portes de Trèves, il eut son cheval tué sous lui et reçut plusieurs coups de sabre dont un assez dangereux sur la tête.

    Il se distingua à nouveau à la tête de sa division lors de la prise du poste d'Arlon par le général Beaulieu.

    En l'an III, il remplit les fonctions de général de brigade pendant le blocus de Mayence.

    Chef de la 15ème division de gendarmerie le 29 pluviose an VI, il commanda tour à tour les 22ème et 10ème division, il devint colonel de la 15ème division à Arras le 18 fructidor an IX.

    Chevalier de la Légion d'honneur le 5 février 1804 et officier de la Légion d'honneur le 14 juin 1804.

    Il prit le 7 décembre 1810 le commandement de la 11ème légion à Rodez.

    Il obtint la solde de retraite avec le grade de maréchal de camp le 1 octobre 1814.

    Chevalier de Saint-Louis dès le 29 juillet 1814.

    Il se fixa au château d'Etinehem, près de Bray-sur-Somme, où il mourut en 1848. 

    DE LA FONS  Louis-Anne

    DE LA FONS  Louis-Anne

    colonel de gendarmerie et un gendarme 


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  • Louis-Pierre-François  DELATTRE

     

    Né le 12 octobre 1761 à Woignarue (Somme)

     Fils de Pierre Delattre (tisserand) et de Marie-Madeleine Couillet

    Mort le 2 juillet 1794 à Paris (guillotiné, victime du tribunal révolutionnaire)

     

    Général de division dans le génie

     

    * Général delattre

     

     

    Il entre au service en 1781 comme lieutenant dans les garde-côtes.

    Il devient élève sous-lieutenant du corps du génie en 1788 et élève ingénieur des Ponts et Chaussées en 1789.

    Après avoir servi comme officier dans la garde nationale de Paris, il rejoint la défense de Lille en 1792 comme adjoint du corps du génie et aide de camp du général Dampierre.

    Nommé lieutenant du génie le 1 mai 1793, capitaine le 1 juin et chef de bataillon commandant la place de Collioure en août 1793.

    Nommé chef de brigade en septembre 1793.

    Promu général de brigade le 3 octobre 1793 à l'armée des Pyrénées Orientales.

    Général de division le 3 novembre 1793.

    Suite à l'échec contre la citadelle de Rosès, il est arrêté avec deux autres généraux comme traitre à la patrie !!!! cet échec fut un concours de circonstances malheureuses....

    Il fut condamné à mort par le tribunal révolutionnaire et guillotiné place du Trône à Paris le 14 messidor an II (2 juillet 1794).

    Il est inhumé dans les fosses communes au cimetière de Picpus comme tous les guillotinés de la Terreur.

    * Général delattre

    * Général delattre


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  • Louis-Antoine-Vast-Vite  GOGUET

     

    Né le 6 février 1764 à Epenancourt (Somme)

    Mort le 9 août 1821 à  Epenancourt ( pas trouvé sur l'état-civil de cette commune) 

    * Général GOGUET

     

    Fils de Antoine-Alexandre Goguet (laboureur) et de Marie-Jeanne-Josèphe-Bathilde Francière.

    Frére ainé du commissaire de marine Antoine-François Goguet (1775-1819).

    * Général GOGUET

     

    Général de brigade dans l'infanterie                     

    * Général GOGUET

    Officier de la Légion d'honneur

    Commandeur de l'ordre royal des Deux-Siciles

     

    Il entre au service le 3 septembre 1780 dans le régiment des dragons de la reine.

    Le 5 octobre 1782, il passe en qualité de fusilier dans le corps royal de la marine, il tint garnison à Brest jusqu'au 5 septembre 1785, date à laquelle il obtint son congé par remplacement.

    Il s'engagea le 1 septembre 1789 dans le régiment royal Hesse-Darmstadt infanterie où il servit jusqu'au 2 août 1791.

    Le 31 décembre 1792, il entra comme chef de bataillon dans le 3ème bataillon liégeois et fit les campagnes de 1793 et des ans II et III à l'armée du Nord?

    Il se fait remarquer sous les ordres des généraux Dugommier et Pichegru, il passa dans la 101ème demi-brigade de ligne le 11 germinal an IV.

    Il fit les guerres d'Italie et d'Helvétie des ans IV à VI et se signala dans toutes les affaires auxquelles sa demi-brigade prit part.

    Il fit l'armée d'Orient uù il donna les plus grandes preuves de valeur de l'an VI à l'an IX, notamment au siège de St Jean d'Acre.

    * Général GOGUET

     

    Le 16 vendémiaire an VIII, il fut nommé colonel de la 22ème demi-brigade d'infanterie légère, confirmé dans ce grade dès sa rentrée en France.

    Le 19 frimaire an XII, il reçoit le brevet de chevalier de la légion d'honneur et celui d'officier le 25 prairial.

    L'Empereur le désigna peu de temps après pour faire partie du collège électoral de la

    Somme.

    * Général GOGUET

    Il fait ensuite les campagnes d'Italie des ans XIII et XIV, celles de 1806 à 1811 à l'armée de Naples et dans les Calabres.

    Elevé au grade de général de brigade par décret impérial du 6 août 1811.

    Employé au camp de Bayonne, il reçut l'ordre de passer à l'armée d'Espagne en 1812.

    Désigné l'année suivante pour faire partie du corps d'observation de Mayence le 8 juin 1813, il fit la campagne de Saxe.

    Prisonnier de guerre lors de la capitulation de Dresde le 11 novembre 1813, il ne rentra en France que le 29 juin 1814.

    Il obtint sa retraite le 6 octobre 1815, il meurt dans ses foyers le 9 août 1821. 


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  • Jean-Baptiste-Maur  MORGAN de FRUCOURT

     

    * MORGAN de FRUCOURT

    Armes de la famille Morgan (les trois boeufs) 

    Comte

    Maréchal de camp

    Chevalier de Saint-Louis

    Chevalier de la Légion d'honneur

     

    Né le 15 septembre 1756 à Amiens

    Mort le 4 août 1830 à Frucourt, en son château

     

    * MORGAN de FRUCOURT

     

    Fils de Jean-Baptiste Morgan (écuyer et seigneur de Frucourt) et de Françoise-Anne Cheguerly

    * MORGAN de FRUCOURT

    Incorporé dans le rgt de Dillon en 1775, sous-lieutenant en 1782, il quitta ce corps en 1783 après plusieurs campagnes dont une en Corse et quatre en Amérique de 1779 à 1782.

    Reçu chevalier de Saint-Louis après le siège de Grenade en 1779 où il fut blessé d'un coup de feu à la jambe.

    De retour dans sa ville natale, il chercha le repos dans une union heureuse avec mlle Delahaye dont il eut 3 fils (2 lui ont survécu).

    La Révolution vint livrer à de cruelles épreuves son caractère si bien trempé déja par tant d'années de glorieux services.

    Nommé chef de la garde nationale en 1790, il fut maintenu à ce poste élevé pendant 12 années consécutives, il préserva Amiens de la Terreur.

    Nommé de nouveau chef de la légion de la Somme le 30 septembre 1805, il fut appelé au commandement d'une légion d'élite sous les ordres du général Rampon, pour la défense des côtes.

    Il revint ensuite à Amiens prendre son ancien commandement jusqu'au mois de janvier 1812, époque de sa démission.

    Le 26 juin 1810, il avait reçu de l'Empereur la Légion d'honneur.

    La Restauration le nomma le 13 mars 1815, maréchal de camp et inspecteur des gardes nationales de la Somme, qu'il conserva jusqu'à son décès le 14 août 1830.

    * MORGAN de FRUCOURT

    Il n'était pas seulement un brave militaire, il avait l'esprit cultivé et portait un vif intérêt à l'industrie de sa ville, il avait formé en 1803 avec Monsieur Delahaye un établissement de filature hydraulique dans l'ancien couvent de Sainte Claire où il occupa longtemps un grand nombre d'ouvriers.

    Les dernières années de sa vie, il les passa dans sa terre de Frucourt.

    Il y fut maire de 1808 à 1817. 

    Il repose dans le caveau de l'église de Frucourt.

    * MORGAN de FRUCOURT

    Ses fils : 

    * Jean-Baptiste-François-Charles Morgan de Frucourt

    Né le 27 novembre 1787 à Amiens et décédé le 30 janvier 1868 à Frucourt

    Chef d'escadron de cuirassiers

    Chevalier de la Légion d'honneur en 1865 et maire de Frucourt.

    * Fring Morgan de Frucourt

    Sorti de l'école militaire de Fontainebleau

    Sous-lieutenant au 61ème rgt d'infanterie de ligne, mort glorieusement à Waterloo en 1815.


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