• Les marins

    Grades de la marine

    Officiers généraux

    Amiral

    Vice-amiral d'escadre

    Vice-amiral

    Contre-amiral

    Officiers supérieurs

    Capitaine de vaisseau

    Capitaine de frégate

    Capitaine de corvette

    Officiers subalternes

    Lieutenant de vaisseau

    Enseigne de vaisseau

    Aspirant

    Les marins

     

  • Jean-Baptiste-Emmanuel  PERREE

    L'amiral  PERREE Jean-Baptiste

     

     Né le 29 avril 1763 à Saint-Valéry sur Somme

    L'amiral  PERREE Jean-Baptiste

    Décédé le 18 février 1800 au large de La Valette (île de Malte)

    * L'amiral  PERREE Jean-Baptiste 

     

     Contre-amiral

    L'amiral  PERREE Jean-Baptiste


    Fils de François-Louis Perrée (maître de navire) et de Marie-Marguerite Lenglacé


    En 1792, il épousa en la chapelle de La Ferté, Marie-Françoise Ravin.

    Veuve, elle habitait à St Valery en l'an XI, puis à Chateaulin (Finistère) en 1827.


    Fils d'une famille de marins,il embarque comme mousse au cabotage à l'âge de douze ans,en 1773.
    Il navigue sur les bâtiments de l'état et du commerce comme novice,timonier,puis aide-pilote,lieutenant et second capitaine jusqu'en 1793.


    Il s'engage dans la marine militaire et devient enseigne de vaisseau,puis lieutenant de vaisseau provisoire le 17 mai 1793,il passera capitaine de vaisseau le 8 novembre 1794 avec le commandement de la Proserpine, il fait 75 prises sur l'ennemi avec cette frégate,qu'il amène dans le port de Brest.

    Il croise dans la Méditerranée entre Toulon et Tunis,prend une frégate et deux corvettes anglaises,25 navires marchands,puis rentre à Toulon le 7 janvier 1795.Nommé chef de division navale le 10 juin 1796, il fait 93 autres prises.
     Il prend part à l'expédition d'Egypte en mai 1798 où il est chargé de suivre l'armée du Nil avec une flotille, il se distingue à Chebreiss le 13 juillet, ce qui lui vaut un sabre d'honneur, les éloges de Bonaparte et le grade de contre-amiral auquel il est nommé le 7 novembre 1798.

    L'amiral  PERREE Jean-Baptiste




    Expédié à Venise,il ramène les objets d'art dont les chevaux de bronze et le lion de Saint-Marc qui figuraient parmi les merveilles de la ville.

     Chargé ensuite de porter à Jaffa les équipages de siège destinés au siège de Saint-Jean d'Acre,il a grand peine à sortir d'Alexandrie au début de 1799 et à ramener sa division en France en juin 1799,quand il est attaqué par la flotte anglaise.
    Accablé par des forces supérieures,il est fait prisonnier le 19 juin 1799 par l'escadre de Keith forte de 30 navires.
    Echangé peu après,il rentre à Toulon qu'il quitte le 10 février 1800 sur le vaisseau de 74 canons le généreux pour ravitailler Malte.
    Arrivé en vue de l'île,il est attaqué par l'amiral Nelson et ses 5 vaisseaux,il accepte le combat pour permettre aux autres navires de se dérober.
    Il est atteint d'une balle à l'oeil gauche et a la cuisse droite fracassée par un boulet.
    Quand le généreux désemparé fut forcé d'amener son pavillon le 18 février 1800,le contre-amiral Perrée,'l'intrépide Perrée' comme le surnommait Bonaparte, était mort.
     

     

    L'amiral  PERREE Jean-Baptiste

    Plaque sur le tribunal de commerce de St Valery (en fait, il fut tué devant La Valette et inhumé dans l'église Sainte Lucie de Syracuse)

     

     Son sacrifice et le vaillant combat de son vaisseau permettront à ses trois frégates de s'échapper.

    Il fut inhumé le 21 février 1800 à Syracuse dans l'église Sainte-Lucie. Ses armes furent confiées au responsable du couvent pour être suspendues au-dessus de sa tombe, à gauche de l'autel et en face de celle d'un général napolitain.
     

    L'amiral  PERREE Jean-Baptiste

    Son vaisseau ' le Généreux' est envoyé en Angleterre où il servira de prison( les fameux pontons anglais) à Plymouth, il sera démoli en 1816.

     

    Son nom est inscrit sur l'Arc de Triomphe de l'Etoile.


    votre commentaire
  • Pierre-François-Louis  Perrée

    Capitaine de frégate

    Chevalier de la Légion d'honneur et de l'ordre royal de Saint-Louis

    Frère du Contre-amiral J-B Perrée

      

    Né le 13 avril 1762 à Saint-Valery-Sur-Somme

    Mort le 11 avril 1842

    Le capitaine  PERREE Pierre-François-Louis

      

    Embarqué comme timonier le 9 mai 1781

    Aide-pilote le 1 juillet 1782 sur la gabarre ' La Boulonnaise', a essuyé un combat de 2 heures contre un lougre anglais de 14 canons qu'elle a forcé à abandonner.

    Reçu capitaine au long cours le 18 juillet 1787.

    Enseigne de vaisseau non entretenu, par brevet le 25 janvier 1793

    Enseigne entretenu le 12 mars 1794.

    Lieutenant de vaisseau le 24 août 1794 sur la corvette 'La Badine' en Méditerranée.

    Nommé chevalier de la Légion d'honneur le 27 septembre 1811

    Capitaine de frégate le 7 mai 1812.

    Chevalier de l'Ordre royal de Saint-Louis le 23 septembre 1814.

    Le capitaine  PERREE Pierre-François-Louis

      


    votre commentaire
  • LEJOILLE Jean-Louis-Nicolas

     

    Chef d'escadre



    Né le 11 novembre 1759 à Saint-Valéry (Somme)
    Décédé le 9 avril  1799 à Brindisi (Italie) 





     Fils d'un capitaine de navire,il devient mousse à 7 ans avant d'embarquer sur le brigantin "Elizabeth" commandé par son père,pour aller à Marseille.
    Il a suivi son instruction à Abbeville et Amiens avant de la terminer au côté de son père sur le "De Granbourg".
    Commencent alors les voyages au grand cabotage.
    En 1776 lors d'une campagne militaire,il a été employé pour la première fois comme timonier sur la flûte "le Compas".

    Elevé au grade de second-lieutenant en 1779,il embarque pour la guerre d'indépendance des Etats-Unis à bord du brick "la Vengeance".

    En 1782 il est nommé lieutenant de frégate.
    En mai 1783,il esr reçu capitaine et maître au long cours en l'amirauté de Brest.
    Entre 1784 et 1791,il est commandant du "De Granbourg".

    En mai 1793,il est élevé au grade de lieutenant de vaisseau,attaché au port de Toulon sur la corvette "la Celeste".
    En mars 1795, il participa dans l'escadre du contre-amiral Martin, à un combat où sa bravoure et son habileté furent remarquées. Il parvint à prendre le Berwick, navire de 74 canons, qui tentait de rejoindre Livourne. Blessé grièvement à la jambe et au bras droit, il partit en convalescence à Gênes.Il fut nommé commandant de vaisseau, puis rentré en France, il fut promu chef de division (chef d'escadre) et reçut mission de se rendre à Venise puis Corfou.

     

    Il participa ensuite en tant que commandant du Généreux à la bataile du Nil ou bataille d'Aboukir, il poursuivit le Bellerophon sans parvenir à le capturer. Au large de la Crète, il captura Le Leander, navire anglais de 54 canons après cinq heures de combat, puis rejoignit le général Chabot au siège de Corfou.

    C'est au cours d'un duel d'artillerie devant le fort de Brindisi qu'il trouva la mort, à 39 ans, les cuisses arrachées par un boulet.

    C'est ainsi que périt un officier qui promettait d'égaler un jour les hommes de mer les plus illustres de la marine française.

    *La ville de Saint-Valery sur Somme lui a rendu hommage en baptisant un quai à son nom.

      


    votre commentaire
  • VIOLETTE  Pierre-François

     

    Contre-amiral               

                                       

    Officier de la Légion d'honneur

    Chevalier de Saint-Louis

     

    Né le 8 janvier 1759 à Saint-Valéry-sur-Somme

     

    mort le 26 avril 1836 à Lorient

     

    fils de Guillaume Violette,matelot,et de Anne Crépin

     

    VIOLETTE  Pierre-François

     

    Il s'engage comme mousse sur le brick de commerce «La Renommée»,à destination de Cadix et Marseille en 1770-71,puis sur le trois-mâts «Le Granbourg»,à destination de Marseille en 1771-72.

    Il navigue pendant plusieurs années sur différents navires de commerce.

    En 1781,il est novice sur la corvette de l'Etat «l'Hirondelle» et fait campagne à la Guyanne française où il est blessé à la jambe gauche dans un combat sur les côtes.

    Il devient aide-pilote le 23 septembre 1781 puis second capitaine du brick «le Neptune» allant de Marseille à Saint-Valéry en 1783-1785,capitaine au long cours et commandant le sloop «Le Diligent» en 1785.

    Il est envoyé à la Guadeloupe du 21 juin 1788 au 31 juillet 1789,puis à New-York,Londres,Rotterdam,Alicante et Le Havre en 1789-1792.

    Lieutenant de vaisseau provisoire en mai 1793 et navigue sur la frégate «La Carmagnole» en 1793,il prend part au combat de Groix le 23 juin 1795.

    Il combat aux colonies contre un vaisseau,une frégate et une goélette.

    Il est nommé capitaine de vaisseau de 2ème classe le 22 septembre 1796 et commande le vaisseau «Le Fougueux» dans l'armée navale de Bruix dans l'expédition de la Méditerranée du 30 avril au 18 août 1799.

    Il commande l'Argonaute du 22 février 1800 au 12 novembre 1802 et prend part à l'expédition de Saint-Domingue en 1803.

     

    Il est fait Chevalier de la Légion d'honneur le 5 février 1804 puis Officier le 14 juin 1804

     

    VIOLETTE  Pierre-François 

     

    Il prend part à l'expédition des Antilles en 1805 et à la prise du vaisseau Le Calcutta.

    Il rentre à Rochefort le 25 juin 1805 où il commande le vaisseau Le Magnanime jusqu'en 1807,puis le vaisseau Le Commerce de Paris en 1808-1809,prend part à l'expédition de Corfou.

    Il commande en 1809-1810 le vaisseau Le Majestueux à Toulon.

     

    Nommé contre-amiral le 3 juillet 1811.

    Il prendra le commandement de plusieurs vaisseaux dont Le Sceptre en 1811,puis Le Commerce de Paris jusqu'en 1814 et Le Montebello à Toulon en 1814.

    Chevalier de Saint-Louis.

    Il est mis en retraite le 9 décembre 1815 et meurt à Lorient le 26 avril 1836.

     

    *Son fils né lui aussi à Saint-Valery,se trouvait en 1805 à Trafalgar,comme aspirant de marine à bord de la frégate La Poursuivante et fut tué dans le terrible combat que ce bâtiment soutint contre les vaisseaux anglais L'Arrogant et Le Victorieux après y avoir développé toute la bravoure et le sang froid d'un officier consommé.

     

     

     


    1 commentaire
  • Jean-François-Antoine  BLAVET

     

    Né le 26 avril 1753 à Saint-Valery-sur-Somme

    Mort le 22 octobre 1796 à Saint-Valery

     

    BLAVET  Jean-François-Antoine

     

    Capitaine de vaisseau

     

    Fils de Simon Blavet (capitaine de navire) et de Catherine-Flore Ravin

    Il entra dans la marine marchande où il obtint dès l'âge de 19 ans le grade de capitaine.

    En 1778, il se rendit à Brest et s'enrôla dans la marine royale.

    Il fixa bientôt l'attention de ses chefs et fut embarqués comme lieutenant de frégate sur la corvette de 18 canons 'l'Hirondelle' partie pour Cayenne, qui fit de nombreuses captures sur les côtes de Guyane.

    Lorsque la paix fut conclue avec les Anglais, il prit le commandement du vaisseau de 500 tonneaux ' La Pallas' et navigua pour le commerce en Amérique et aux Indes.

    Les habitants de Saint-Valery qui avaient apprécié toute sa valeur, le nommèrent en 1793 capitaine de vaisseau, il se rendit aussitôt à Brest où on lui confia le commandement de la frégate 'Proserpine' avec laquelle il fit un grand nombre de prises.

    En 1794, il commandait le vaisseau 'Le Juste' qui faisait partie de la flotte du vice-amiral Villaret de Joyeuse, il se distingua par des prodiges de valeur dans le terrible combat d'Ouessant le  13 prairial an 2 (1 juin 1794).

    BLAVET  Jean-François-Antoine

    Placé à l'arrière-garde avec 5 autres gros vaisseaux il fut toujours aux prises avec las Anglais, entouré d'ennemis, rempli d'eau dans la cale, entièrement dématé, rasé comme un ponton et hors d'état de gouverner, 'Le Juste' combattait encore...le carnage fut affreux, sur 600 hommes d'équipage 400 étaient tués et beaucoup hors de combat, il avait été lui-même grièvement blessé à la poitrine et au bras gauche, n'espérant plus de secours il tenta vainement de regagner le port de Brest en plaçant une petite voile sur les débris du mat de misaine, il fut contraint de se rendre.

    BLAVET  Jean-François-Antoine

    Rendu peu après à la lberté, il revint à Saint-Valery où ses blessures qui n'avaient pu se refermer, le conduisirent au tombeau le 22 octobre 1796.

     

    Doué d'un caractère vif et d'un ardent courage, il maintenait à son bord la discipline la plus sévère, il réunissait un haut degré de qualités morales et de talents nautiques.

     

    Un quai de sa ville natale porte son nom.

    BLAVET  Jean-François-Antoine


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique